Portrait de Tristan Bauduin, AZUVIA, la dépollution naturelle par les plantes

Qui es-tu, quel est ton parcours, ta formation?

Ingénieur en Biotechnologie à l’école Sup’Biotech. Lancement du projet AZUVIA pendant la fin de mes études (en 2018)

Que fait ta société? Que vends-tu?

Spécialisée dans le traitement des eaux et effluents liquides, AZUVIA adresse le marché de l’industrie Agroalimentaire avec deux segments privilégiés : Traitement des effluents de caves (vinicole) et des lixiviats de composts (traitement des biodéchets).

Ton site web

https://www.azuvia.fr/

Quelle est ton innovation? En quoi apportes-tu quelque chose de nouveau sur le marché?

Un savoir-faire et une expertise unique au monde qui réside sur les principes de l’hydroponie, la phytoépuration et l’environnement contrôlé. Nos solutions de serres-filtrantes permettent de traiter la pollution à la source (directement au sein des sites concernés), en mobilisant peu d’espace et avec un procédé 100% biologique.

Peux tu nous donner quelques metrics sur ton activité (audience, CA, communauté, usages, équipe….)?

70K € de CA en 2021. 780k € de CA pour 2022 avec le lancement de nouveaux produits / systèmes en collaboration avec des grands groupes.

7 salariés à temps plein et un projet soutenu largement par les acteurs publics.

De lourds partenariats industriels pour permettre et faciliter l’entrée sur le marché de nos solutions.

Quels sont tes clients / persona, quel est leur besoin, le pain point auquel tu t’adresses? Ton marché?

Les coopératives, caves et vignerons indépendants et les industriels de l’agro-alimentaire. Nous répondons aux besoins suivants :

1. Mise à niveau et anticipation des évolutions réglementaires

2. Recyclage des effluents aujourd’hui en majeure partie relargués directement dans le milieu naturel et économie de l’eau (réutilisation)

3. Consolidation (RSE) de l’image environnementale de l’exploitation ou de l’industrie à travers un produit vitrine.

As tu reçu des financements? en recherche de fonds? en auto-financement?

Oui des aides de la région, de BPI, une levée de fonds en 2020 de 250 k € et une levée de fonds en 2021 de 750 k€

Sur quels leviers t’appuies-tu pour ta croissance?

Sur les réseaux existants et les acteurs des filières que nous ciblons, mais aussi sur notre communauté historique et nos partenaires de longue date

Que recherches-tu en ce moment?

En ce moment on cherche à dérouler. Il nous reste 200 k€ de tickets de disponibles sur notre deuxième tranche de levée de fonds d’ici décembre prochain !

Quels sont tes objectifs à 3 ans?

Etendre le rayonnement d’AZUVIA au sud Ouest de la France pour une couverture totale de la partie SUD.

Quels sont tes plus gros succès et tes plus gros échecs en tant qu’entrepreneur?

Le pivot vers l’activité B2B en 2021 est pour moi un point clé de notre développement. Nos erreurs, on en a fait beaucoup mais rien de rédhibitoire pour l’instant !

Un message à faire passer, un coup de gueule?

Soutenez des projets qui font sens, il n’y a pas que nous, j’en connais plein pour qui lever des fonds est une réelle problématique et qui regorgent d’un potentiel extraordinaire, tout en apportant des solutions concrètes aux problématiques environnementales de nos générations.

Dans ton parcours d’entrepreneur, quelles sont les personnes que tu peux remercier?

Beaucoup beaucoup de monde. Nos actionnaires de la première heure qui ne nous ont jamais lâchés et qui continuent de nous soutenir. Ma famille, mes amis et notre communauté qui ne cesse de grandir. Bien sur les acteurs locaux qui nous ont tendus les bras, nos partenaires historiques qui ont vu 4 jeunes de 20 ans débarquer à l’époque et qui nous ont donné notre chance.

Quels sont tes projets dans les cartons? As-tu des lancements en cours?

C’est top secret pour le moment !

Quels conseils donnerais tu à d’autres entrepreneurs pour activer leur croissance?

Il faut bosser, jamais lâcher et surtout bien s’entourer !

Comment luttes-tu contre l’isolement de l’entrepreneur?

J’ai une équipe formidable et on partage la charge et les responsabilités. Je ne suis pas seul et en plus quand j’ai un coup de mou j’ai la chance d’avoir une petite femme et ma famille qui me soutient depuis le début !